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Ultra Trail du Barlatay

Nous voilà donc, avec Flo, au départ du Barlatay, un trail assez peu connu dans les alpes Vaudoise.
87km et 5400m de dénivelé annoncé (mais il y a eu des changements de parcours à cause de la météo, je pense qu’on était au final à environ 80km et 4500m d+)
Ce trail, je l’ai connu ‘grâce’ au système de points UTMB… je cherchais, en début d’année, une course à 3 points pour éventuellement retenter ma chance pour le tirage au sort de l’UTMB 2015 et je suis tombé sur ce barlatay.

Une course proche de chez moi (1h env.) dans un coin que je ne connais pas (les alpes Vaudoise), ni une ni deux je fais la proposition à Flo qui l’accepte aussitôt 🙂

Reste que le jour de la course, ni Flo ni moi ne sommes vraiment motivé:

  1. il a plu toute la semaine, le terrain va être très boueux
  2. il va faire froid… même très froid
  3. le départ est à 21h, donc toute une première partie de course de nuit sans pouvoir profiter du paysage
  4. en vacances cette semaine de course j’ai passé mes journées à travailler sur mon terrain (pose de clôture, pelle, ciment,… le tout souvent sous la pluie) -> je suis rincé avant même de prendre le départ
  5. je n’ai pas couru durant les 10 derniers jours -> la cause à des tendons d’Achille douloureux
  6. mon entrainement, commecelui de Flo, est quelques peu minimaliste cette année
  7. la ‘galère’ sur le dernier Trail des Crêtes du Chablais dû à un physique un peu limite est encore bien présent dans les mémoires

Bref, c’est à cloche pied que l’on se rend sur cette course… et honnêtement, si Flo n’était pas inscrit, je crois que j’aurais fait l’impasse et n’aurais même pas pris le départ…

Voilà pour le topo, le décor est planté 😉

Barlatay

Et pourtant, preuve s’il en faut qu’en “ultra”, rien ne se passe jamais comme prévu, j’ai vécu une course très bizarre : une facilité constante du départ à l’arrivée sans jamais de coup de mou. Je crois que je n’ai jamais été aussi ‘facile’ sur aucune de mes autres courses… à ne rien y comprendre.

Au départ, jusqu’au premier ravitaillement des Diablerets, nous faisons route commune avec Flo.
Tout du long j’ai le sentiment que l’on va vraiment doucement, mais conscient de mes limites physique du moment, je me dis que ce n’est pas grave, que c’est mieux pour la suite.

Sur cette portion, le parcours nous fait prendre 4 montées de 200 à 600m de dénivelé à chaque fois. Le terrain est ultra gras c’est hallucinant.
Jamais vu autant de boue… quelques fois le pied rentre dans la boue liquide jusqu’au tibia.

Inutile de préciser que dans ces conditions, les descentes se font toutes au frein main… pour tout le monde (en tout cas autour de nous).

On arrive finalement au ravitaillement des Diablerets en 5h10, très loin des 4h30 que j’avais prévu sur le roadbook.

Mais surtout, droit derrière, nous attends une très longue montée qui, bien que rabotée de son sommet pour des questions de sécurité, va me prendre 2h30.
A cette heure de la nuit (environ 2h du matin au départ de la montée), je sais que mon point faible risque de venir m’embêter -> en montée la nuit, j’ai tendance à avoir de méchante attaque de fatigue.

Je dis donc à Flo que je vais mettre mon iPod sur les oreilles et m’isoler, me mettre dans ma bulle pour essayer de passer cette ‘étape’.

La ‘stratégie’ fut la bonne, j’ai vraiment réussi à me concentrer, à ‘oublier’ et à profiter… résultat j’ai augmenté ma vitesse de ‘croisière’ et double inexorablement pas mal de concurrent.

Mais peu avant le sommet, la neige s’invite… les pieds étant trempé de boue, le cocktail pied mouillé et neige est terrible : je ne sens plus mes pieds bien qu’ils soient terriblement douloureux, je n’arrive plus à bouger mes orteils… bref ils sont gelés.
Et mes mains… partis sans gants par oubli, heureusement Flo m’a prêter un buff et j’en avais un autre sur moi : je me suis fait des ‘gants’ avec ces 2 buffs. Pas franchement efficace mais ça a limité la casse.
Et la casse n’était probablement pas loin : impossible de plier mes doigts tellement mes mains étaient endormies par le froid. Dès que je me ‘servais’ de mes doigts, pour appuyer sur le bouton de ma frontale par exemple, je me prenais comme une décharge dans la main… horrible comme sensation.

Sans parler que le terrain est toujours impraticable… la portion est très très dur.
Et pourtant, je suis ‘bien’ dans ma course, toujours dans ma bulle, concentré et ‘facile’ physiquement.

En rejoignant le ravitaillement de Marnèche, on perd de l’altitude et mes pieds et mes mains retrouve des sensations de froid ‘normales’ ou plutôt ‘acceptable’.

J’arrive à Marnèche ou m’attends un sac de ‘ravitaillement’ perso : un sacré plus, merci à l’organisation.
Dans ce sas j’ai un change intégral dont je profite bien volontiers.
Et surtout j’ai la crème ‘sportdej’ d’Alain Roche… mon petit déjeuner quotidien. Aujourd’hui il ne fera pas office de petit déjeuner mais de ravitaillement : c’est ma ‘stratégie’ alimentaire du jour -> uniquement des boissons ‘overstims’ durant la course’ et 100g de ce fameux sportdej maintenant. Stratégie plus que gagnante puisque je n’aurais aucun écœurement ni aucune baisse d’énergie.

En sortant du ravitaillement de Marnèche on m’annonce proche des 10 premiers… ouahou je ne m’y attendais pas.

Cela me booste à fond… surtout que depuis le départ je n’ai pas forcé et que je suis encore très frais, je le sens.

Du coup, je me mets en tête d’arrêter de ‘ne pas prendre de risque’, et de tenter de grignoter des places jusqu’au bout.

J’accélère donc franchement dans les montées, dans les descentes et surtout, je trottine beaucoup plus les faux plats montants (ce que je ne fais pas sur une longue distance habituellement pour ne pas me ‘griller’).

Résultat, je rattrape de temps en temps des concurrents… et cela fait du bien parce que depuis quelques heures je suis seul… personne en vue devant, personne derrière. Les écarts entre les concurrents sont grands.

Sur cette portion, la montée au pic Chaussy a également été shunté et remplacer par le tour du Pic Chaussy.
Tour très mal balisé, probablement fait en ‘dernière minute’… je me suis perdu 3 fois, peut-être 30mn de perdu en tout.

J’arrive au ravitaillement des Mosses après environ 10h de course, toujours très frais alors que j’ai fait le 5ème meilleur temps sur la portion Marnèche -> Les Mosses, à peine 15mn de plus que le premier.
On m’annonce maintenant 8ème.

Habituellement je passe les ravitaillements très rapidement, mais sur cette course j’ai ‘pris le temps’. En effet, les écarts étant grands entre les concurrents, je suis tout le temps tout seul au ravitaillement… souvent avec 4-5 adorables bénévole prêt à tout pour nous rendre la balade un peu moins difficile. C’est très agréable 🙂
D’ailleurs, les bénévoles m’annonce le 7ème environ 25mn devant moi -> m’ouais bon, je vais me ‘contenter’ d’essayer de ne pas perdre ma 8ème place alors, parce qu’à ce moment-là il ne me semble pas possible de pouvoir combler un trou de 25mn pour gagner une place.

Mais étant toujours relativement frais et sachant qu’il me reste un peu moins de 5h d’effort pour voir la ligne d’arrivée, je décide d’accélérer encore un peu.
A défaut de rattraper le 7ème, cela devrait me permettre de distancé le 9ème 😉

Dernière partie donc, toujours avec les jambes légère, toujours à trottiner les faux plat montant, toujours à monter à 8-900 m/h… et tout ça toujours sans vraiment ‘souffrir’.
Je ne comprends pas trop le pourquoi du comment… mais je profite de ces sensations du jour.

Et au bout d’environ 2h je vois au loin de 7ème… oula ça motive encore plus, je remets un coup d’accélérateur et le double quelques minutes après.
Encore 1h après je vois le 6ème… je n’y crois pas… je le rattrape, il est cuit, je le passe en l’encourageant.

Je fini cette dernière portion en 4h25, le 3ème meilleur temps tous coureurs confondus sur cette portion derrière (ceux qui finiront 1er et 3ème)

A l’arrivée, ma femme, mes 2 enfants, bref le pied 🙂

J’arrive donc en un peu moins de 15h au terme de cette course où, une fois n’est pas coutume, tout s’est déroulé parfaitement.
En 8 ans de trail et 46 courses à mon actif, je n’ai connu cela que 3 fois : sur la TDS en 2011, sur l’UTMB en 2012 et ce week-end… c’est donc très rare, mais quand ça arrive : PUTAIN QUE C’EST BON 😉

Les résultats au format XL

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3 comments to Ultra Trail du Barlatay

  • Jérémie C

    Oula, beau résultat ! Même si tu es un peu moins rapide aux entrainements, tu compenses largement par l’expérience, la connaissance de toi même et un physique costaud forgé depuis plusieurs années. A suivre !

  • floduf

    En effet il est devenu solide le bougre !
    Mais ou s’arretera t il ?
    Bravo pour cette belle course !
    La prochaine avec un meilleur entrainement : podium 😉

  • Yoric

    Pinaise, 6ème le modeste Cyril, presque sans faire exprès, la classe !
    Comme quoi rien de tel que quelques coups de pelle et ciment à la truelle pour s’entraîner 🙂

    Les terrains gras et boueux, ça me rappelle des souvenirs, ça devait franchement pas être la rigolade, avec le froid qui paralyse en plus !
    Bravo pour ce résultat, avec un final tonitruant, c’est clair que ça doit faire plaisir. J’en ai des frissons qui me parcours la colonne vertébrale !

    On notera qu’à parcours presque identique avec celui des crêtes (80km, 4500m d+ contre 63km, 4850m d+) le Barlatay nécessitait 3h de plus à boucler. Enfin, il y avait quand même 20km de plus, c’est pas rien, et la météo, sûrement.

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